Villeperrot

Informations pèlerins

Contacts pour visite de l’église :

 « Les Balthasattes » l’Association du Patrimoine de Villeperrot : 06 02 28 18 04 

 Mairie de Villeperrot (expo permanente à voir) : 03 86 67 23 30

Hébergements proches :

Accueil pèlerins – LORNE Marthe et René : Ferme de Branchette à Saint-Denis-lès-Sens (10 km) – 4 places – Repas et petit-déjeuner possibles – 03.86.64.63.02 ou 06.75.68.20.59 – marthe.lorne89@gmail.com – Tarif : LPF** – Vient chercher à Courtois ou Pont-sur-Yonne

L’Instant Sérénité – 1 rue des Joignottes : Villeperrot – 2 lits, 4 Personnes – 06 51 99 64 86 – 70 € la nuit

Le Manoir de l’Onde : 33 rue du Barrage – VIlleperrot – 5 chambres – 06 08 90 98 93 – à partir de 75 € la nuit

Informations pratiques

Boulangerie :

Le Vieux Pont : 10 rue du Pont à Pont-sur-Yonne (3,5 km) – Mardi au samedi : 6h-13h, 15h30-19h – Dimanche : 6h30-13h30 – 08.91.65.47.19

Épiceries / Supermarchés :

Carrefour Express : 3 rue Château à Pont-sur-Yonne (3,5 km) –  Lundi au samedi : 8h-20h – Dimanche : 9h-13h – 03.86.83.48.09
U Express : Lieu Dit Les Hautes Veuves à Pont-sur-Yonne (5 km) – Lundi au samedi : 8h-20h – Dimanche : 8h30-12h30 – 03.86.67.90.70

Restaurant :

Café aux sangliers :1 Place de l’Église Saint-Sérotin (6 km) – Mardi au jeudi : 7h-20h -Vendredi au samedi : 7h-minuit –  Dimanche : 8h-13h – 03.86.95.16.49

Pharmacie :

Pharmacie Florence Truchot :17 Bis rue Gare à Pont-sur-Yonne (3,5 km) – Ouvert du mardi au samedi : 9h-12h, 14h-19h – 03.86.67.19.00

Gare SNCF :

Gare de Pont-sur-Yonne : 23 rue de Bourdeau (4 km)

Histoire et patrimoine

Le village des grands vins et des grand crashs

Niché entre les forêts qui s’étendent au-delà du coteau et le fleuve qui coule à ses pieds, ce petit village révèle, au détour de ses chemins de randonnée, un patrimoine riche et varié. On y découvre notamment une église du XIIᵉ siècle, des constructions du XIXᵉ siècle, une voie ferrée, un barrage sur l’Yonne ainsi que l’aqueduc de la Vanne, qui alimente encore aujourd’hui la ville de Paris en eau. S’y ajoutent plusieurs bâtiments communaux, tels que la mairie, l’école, le lavoir et le puits, sans oublier des activités aujourd’hui disparues, comme la tuilerie ou le moulin à vent.

Villeperrot appartenait, dès le IVᵉ siècle, au pagus de Sens sous le nom de « Villa Patricii ». Sa prévôté dépendait du bailliage de l’abbaye de Sainte-Colombe de Sens. À la veille de la Révolution, en 1789, Gilles de Moinville y possédait encore des biens.

Entre héritage et modernité, le village de Villeperrot conserve également la renommée de son vignoble, attestée dès 1416 avec l’appellation contrôlée de « Vin François ». Il garde enfin en mémoire la catastrophe ferroviaire du 3 novembre 1919, survenue lors d’une collision entre un train Paris-Genève et un Orient-Express.

Un quartier chic romain

Le site de Deilly, situé sur la commune de Pont-sur-Yonne et à proximité de Villeperrot, est identifié dès le XVIIIᵉ siècle par l’abbé Lebeuf et le chanoine Fénel, qui y voient les vestiges du village originel. Les premières interprétations sont rapidement enrichies au XIXᵉ siècle par divers érudits, qui signalent la présence de murs anciens, d’un aqueduc et de nombreuses découvertes fortuites, dont des monnaies et des sépultures gallo-romaines.

Peu à peu, ces indices révèlent l’existence d’un vaste ensemble antique, aujourd’hui interprété comme une villa gallo-romaine importante, probablement accompagnée d’aménagements de type résidentiel et artisanal. Les fouilles et observations successives confirment la richesse du site : fragments architecturaux, céramiques, objets en bronze, monnaies (notamment des périodes de Néron et de Constantin), ainsi que des structures variées comme des fours, des caves et des fosses creusées dans la craie.

À partir du milieu du XXᵉ siècle, les prospections aériennes et les fouilles menées par des chercheurs comme Jean-Yves Prampart permettent de mieux comprendre l’organisation du site et d’en révéler l’ampleur, notamment la présence d’une pars urbana de villa. Les campagnes des années 1980 et 1990 mettent au jour un mobilier abondant, incluant peintures murales, éléments de décor et céramiques, confirmant le statut résidentiel et sans doute prestigieux de cet établissement rural gallo-romain.

Ainsi, Deilly s’impose aujourd’hui comme le cœur d’un important site antique, centré autour d’une villa gallo-romaine structurée et richement dotée, dont les vestiges témoignent d’une occupation durable et organisée entre la période romaine et l’Antiquité tardive.

A votre arrivée sur le territoire de Villeperrot, vous apprécierez le panorama depuis un point élevé appelé au XVIIIe siècle “la montagne” et connu depuis les années 1970 sous le nom de “la colline des 17 villes”, dominant la vallée de l’Yonne ainsi que l’aqueduc de la Vanne qui fournit de l’eau à Paris.

Petite église, grand rôle

L’église Saint-Hilaire-et-Saint-Eutrope est un édifice religieux du XIIᵉ siècle, représentatif de l’architecture romane rurale en Bourgogne. Elle se compose d’une nef simplement charpentée, prolongée par une abside en cul-de-four. À l’extérieur, on distingue encore une baie en lancette biseautée datant de la fin du XIIᵉ siècle.

L’édifice conserve également deux statues en pierre représentant Saint- Hilaire, évêque, et Saint-Vincent. Inscrite au titre des monuments historiques en 1929, l’église témoigne de l’importance du patrimoine religieux local et de sa préservation.

Dans le contexte médiéval, ce type d’église rurale occupait une place essentielle dans la vie des communautés. Lieu de culte mais aussi espace de rassemblement, elle structurait l’organisation sociale et religieuse des habitants, au cœur d’un monde où vie spirituelle et activités quotidiennes étaient étroitement liées.

Des briques, de la vapeur…et puis plus rien

La tuilerie de Villeperrot, parfois appelée « tuilerie de Villenavotte » en raison de sa localisation, se situait en réalité sur le territoire communal de Villeperrot, à proximité de la maison de maître connue aujourd’hui sous le nom de Manoir de l’Onde.

Elle fut construite en 1857 par Joseph Garraud, qui y mit au point un système mécanisé de fabrication de briques, tuiles et carreaux, entraîné par une machine à vapeur, avec la collaboration du mécanicien Lécuyer. Cette innovation témoigne du développement industriel local au XIXᵉ siècle.

L’activité de la tuilerie cessa en 1885. Aujourd’hui, il n’en subsiste aucune trace visible sur le site.

Quant au Manoir de l’Onde, il a été entièrement reconstruit après la crue de 1910, ce qui explique l’absence de documents ou de photographies permettant de connaître son aspect antérieur.