Villeneuve-la-Guyard
Informations pèlerins
Hébergements proches :
Accueil pèlerins – DEFONTAINE Anne : 5 rue du Clos Terreau à Chaumont (4 km) – 3 places – Repas et petit-déjeuner possibles (en LPF**) – 06.87.55.56.89 – annedftn@gmail.com – Tarif : 20 €
Informations pratiques

Boulangeries :
Le Fournil De Johan : 16 Grande rue – Lundi au samedi : 8h-13h, 15h30-18h30 – Dimanche : 7h30-13h – 03.86.66.89.62
Jean Mahr : 48 Grande rue – Lundi, mardi, jeudi, vendredi et samedi : 8h15-13h et 15h15-19h30 – Dimanche : 8h15-13h00 – 03.86.66.44.89
Épiceries / Supermarchés :
Panier Sympa : 28 Grande rue – Mardi : 8h-13h – Mercredi au vendredi, et le dimanche : 8h-13h et 15h-20h – 03.86.66.44.02
Intermarché SUPER : 1 rue Guillaume des Barres – Lundi au samedi : 8h30-21h – Dimanche : 8h30-13h – 03.86.66.45.45
Volaille Icaunaise : 18 Grande Rue – Lundi, jeudi, vendredi et samedi : 8h30-12h30 et 15h30-19h30 – 03.86.66.02.56
Pharmacie :
Pharmacie du Centre : 22 Grande rue – Lundi au vendredi : 9h-12h30,14h-19h15 – Samedi : 9h-12h30, 14h-18h – 03.86.66.42.53
Médecins :
Nuns Caroline : Masseur-kinésithérapeute – 2 Av. des Promenades, 89340 Villeneuve-la-Guyard – 03.86.65.96.15
Morel Emilie : Podologue – 18 Grande Rue, 89340 Villeneuve-la-Guyard – 03.86.66.07.24
Lobet Xavier : Kinésithérapeute – 6 Grande Rue – 03.86.66.40.33
Restaurants/ Brasseries :
Mr BOMS : 55 Grande rue – Ouvert tous les jours : 8h-15h et 18h-22h – 03.86.97.29.35
Au Bon Coin : 1 Grande Rue – Mardi à vendredi : 7h-20h Samedi : 8h-20h – Dimanche : 8h-13h – 03.86.65.95.16
Le Point Gourmand : 17 rue de l’Église – Ouvert le vendredi : 19h30-23h30 – 03.86.66.42.30
Luxe Kebab : 53 Grande – Mardi au dimanche 11h-14h30 et 17h30-22h30 – 06.28.82.83.75
Ysiana Gourmet : 27 rue des prés de Pâques – Mercredi à samedi : 11h-14h et 18h-21h – Mardi et dimanche 18h -21h – 03.58.15.62.69
Kebab Family Food : 4 avenue de la gare – Ouvert tous les jours : 11h-16h et 18h-22h30 – 09.80.79.75.69
Tabac :
Bureau de tabac : 17 Grande Rue, 89340 Villeneuve la Guyard – 03.86.66.44.32
Gare SNCF :
Gare de Villeneuve-la-Guyard : 89 avenue de la Gare
Histoire et patrimoine
6 000 ans d’histoire : le CV le plus long de l’Yonne
Le territoire de Villeneuve-la-Guyard est occupé depuis l’Antiquité, comme l’atteste le site des falaises de Prépoux. Celui-ci révèle une succession exceptionnelle de niveaux archéologiques, témoignant d’une présence humaine continue depuis le Néolithique jusqu’à l’Âge des métaux.
Dès les premières occupations, à la fin de la culture rubanée, on observe l’existence de villages accompagnés d’une nécropole. Le site connaît ensuite plusieurs phases de développement au cours du Néolithique : un camp attribué à la culture de Cerny, puis des installations liées à la culture Chasséen-Michelsberg, parfois organisées en camps fortifiés. D’autres occupations se succèdent encore au IVᵉ millénaire av. J.-C., montrant la continuité de l’implantation humaine.

À l’Age du bronze final (-1 800 à -800 av. J.-C.), puis jusqu’à la l’Âge du fer (-800 à -50 av. J.-C.), le site est principalement utilisé comme espace funéraire, avec une vaste nécropole comprenant plus d’une centaine de sépultures. Cette longue fréquentation témoigne de l’importance du lieu dans les pratiques rituelles et d’inhumation des populations anciennes.
À l’époque romaine, le territoire s’intègre dans les réseaux de circulation de la Gaule. Une voie romaine traverse alors le site d’Est en Ouest, reliant Villeneuve-la-Guyard aux grands axes de communication de l’Empire. Cette infrastructure marque la continuité de l’occupation du site, désormais intégré à l’organisation territoriale romaine.
De Guillaume à Jean-Paul : une succession de seigneurs
Les premières mentions de Villeneuve-la-Guyard apparaissent vers 1176. Son nom pourrait être lié aux familles des Barres ou à un prénom, Guy ou Guillaume, à l’origine du toponyme « Guyard ».
Le chevalier Guillaume des Barres est une figure de la chevalerie française du tournant des XIIᵉ et XIIIᵉ siècles. Issu d’une puissante famille du Gâtinais, il se distingue par son courage et son habileté militaire au service du roi Philippe II Auguste. Il participe notamment à plusieurs campagnes contre les Plantagenêts et joue un rôle important dans les conflits opposant le roi de France à Richard Cœur de Lion puis à ses successeurs. Reconnu pour sa bravoure, Guillaume des Barres est souvent cité parmi les grands chevaliers de son temps, incarnant l’idéal chevaleresque de loyauté et de valeur militaire.
La seigneurie est longtemps dominée par la famille des Barres, avec Jean des Barres au début du XIVᵉ siècle, suivi de ses descendants jusqu’à Claude des Barres, qui confirme ses droits sur la terre en 1507. À cette époque, la seigneurie est déjà morcelée et liée à plusieurs lignages.
Au XVIᵉ siècle, la famille d’Aunay prend une place importante. Jacques d’Aunay puis ses descendants possèdent progressivement l’ensemble du domaine. Par alliances et héritages, la terre passe ensuite à la famille de Goué, qui la détient du XVIᵉ au XVIIᵉ siècle, avant de la transmettre à différentes branches alliées, dont les Baugy et les Tuffin de la Royerie.
Au XVIIIᵉ siècle, la seigneurie change de mains à plusieurs reprises. Elle est notamment acquise en 1763 par Jean-Paul Grandjean de Fouchy, savant et académicien des sciences. En 1776, elle est achetée par la famille de Paris-Labrosse, qui la conserve jusqu’à la Révolution.
Ainsi, la seigneurie de Villeneuve-la-Guyard illustre une longue succession de lignages nobles, marquée par les alliances familiales, les héritages et l’intégration progressive au réseau des grandes familles du royaume.
Un puzzle architectural de 800 ans (et toutes les pièces ne s’emboîtent pas)

Dédiée à Saint-Germain, évêque d’Auxerre, l’église de Villeneuve-la-Guyard constitue l’un des principaux témoins du patrimoine religieux de la commune. Son architecture révèle une histoire complexe, faite de constructions successives, de remaniements et de restaurations.
L’édifice se compose d’une nef relativement vaste à quatre travées, flanquée de bas-côtés séparés par des piles cylindriques. Le chœur, presque aussi long que la nef, s’ouvre sur une travée droite prolongée par une abside à cinq pans. Deux chapelles latérales encadrent cet espace, dont la chapelle sud, surmontée d’un clocher, marquant fortement la silhouette de l’église dans le paysage du bourg.
La construction ou la reconstruction majeure de l’église semble intervenir au début du XVIᵉ siècle, dans un contexte où Villeneuve-la-Guyard accède au statut de ville en 1546. Cette évolution s’accompagne d’un renforcement de l’importance de l’église paroissiale, qui devient à la fois un lieu de culte et un espace de représentation sociale. Les familles les plus influentes du bourg choisissent alors d’y faire inhumer leurs défunts, comme en témoigne l’épitaphe de Jean Michel, marchand décédé en 1595, dont le cœur reposait dans la nef.

Malgré cette campagne de reconstruction, l’édifice conserve probablement des éléments plus anciens, notamment dans le chœur. Certains indices architecturaux, comme des différences dans l’appareil des maçonneries ou la présence de modillons sculptés, suggèrent en effet une origine remontant à la fin du XIIᵉ siècle. Des sources du XIXᵉ siècle évoquent même des arcatures (série d’axes juxtaposés, essentiellement décoratifs) romanes aujourd’hui disparues ou profondément remaniées lors de restaurations ultérieures.
La nef adopte quant à elle une structure caractéristique du gothique tardif en Île-de-France : un espace à trois vaisseaux, relativement dépouillé, où les grandes arcades reposent directement sur les piles, sans chapiteaux intermédiaires. Les nervures de la voûte s’appuient sur de petits culots sculptés (petits supports en surplomb), témoignant d’une recherche de simplicité et d’efficacité structurelle. Le portail sud, plus travaillé, illustre un moment de transition stylistique, mêlant encore des héritages médiévaux à des influences déjà Renaissance.
Au fil des siècles, l’église a subi plusieurs dégradations et interventions. Des désordres structurels ont notamment touché certaines piles de la nef et le clocher, nécessitant des reprises de maçonnerie au XXᵉ siècle puis de nouvelles consolidations au début du XXIᵉ siècle. Ces campagnes de restauration, soutenues par des organismes de sauvegarde du patrimoine, ont permis de stabiliser l’édifice et d’en préserver les éléments essentiels.
Ainsi, l’église de Villeneuve-la-Guyard apparaît comme un monument stratifié, où se lisent à la fois les traces du Moyen-Âge, les transformations de l’Époque Moderne et les interventions contemporaines, témoignant de la continuité de son rôle au cœur de la vie locale.
La Croix de saint Christophe
Vous pouvez voir cette représentation de st Christophe au croisement en bas de la caserne des pompiers
Saint Christophe demeure aujourd’hui un modèle de foi, de service et de protection. Sa légende traverse les siècles et continue d’inspirer les croyants. Qu’il soit représenté sur une médaille, une statue ou une peinture murale, il nous rappelle que, dans nos voyages terrestres comme dans notre chemin spirituel, nous ne marchons jamais seuls.
Le calvaire est un monument religieux chrétien représentant la crucifixion du Christ, souvent sous la forme d’une croix ou d’un ensemble sculpté. Il est présent dans notre commune, situé à l’entrée de bourg quand on vient de la nationale
Édifiés entre le Moyen Âge et le XIXᵉ siècle, les calvaires servaient à la fois de repères spirituels et de lieux de recueillement.
Pour les pèlerins et les voyageurs, ils marquaient les étapes du chemin, invitaient à la pause et rappelaient la dimension spirituelle du voyage.
Aujourd’hui encore, ces croix de pierre ou de fer forgé témoignent de la mémoire religieuse et du patrimoine rural des communes, inscrivant le paysage dans une longue tradition de foi et de passage.

À droite, une ancienne carte postale témoigne du visage d’autrefois du site, conservé par la mémoire des images. À gauche, la photographie prise le 25/05/2026 révèle l’état actuel du lieu. Si le temps a transformé son environnement, l’édifice principal demeure, reconnaissable à ses ouvertures d’origine, dont les fenêtres anciennes à l’étage ont traversé les décennies.
Sur le mur, des inscriptions rappellent l’organisation des anciennes voies de circulation, distinguant autrefois différents types de routes et itinéraires, essentiels à la compréhension du territoire et de ses déplacements. Ces traces discrètes racontent l’histoire d’un carrefour de passage, où se croisaient habitants, voyageurs et pèlerins, reliant les chemins locaux aux grands axes de communication d’autrefois.


Photo prise par J.Leloup le 24/05/26
Les lavoirs, emblématiques du patrimoine rural français, occupèrent pendant des siècles une place essentielle dans la vie quotidienne des villages.
Du Moyen Âge jusqu’au milieu du XXᵉ siècle, ils constituaient des lieux de rencontre et d’échange où les lavandières venaient laver le linge au rythme des saisons et des nouvelles du pays. Derrière leur apparente simplicité, ces édifices témoignent d’un riche héritage historique, social et culturel, reflet de la vie communautaire d’autrefois et de l’importance de l’eau dans l’organisation des bourgs et des chemins de pèlerinage.

Photo prise par J.Leloup le 24/05/26
Le blason de la commune, visible sur les jardinières urbaines, rappelle l’attachement de la ville à son identité et à son histoire. Héritier des anciens signes de reconnaissance utilisés autrefois par les seigneuries et les communautés locales, il symbolise la mémoire du territoire et ses traditions.
Apposé aujourd’hui sur le mobilier urbain, il inscrit le patrimoine communal dans le paysage quotidien et accompagne le regard du pèlerin au fil de sa traversée du village.
Toujours visible en 2026, la fontaine Regnoul évoque le temps où les fontaines publiques rythmaient la vie des bourgs et des chemins. Point d’eau essentiel pour les habitants comme pour les voyageurs, elle rappelle le rôle des anciennes voies de passage reliant la vallée de l’Yonne aux routes conduisant vers Paris et les grands itinéraires de pèlerinage.
Vestige d’un ancien mur de pierre, ce site marqué d’une croix et d’un écriteau portant le nom de « Porte Anne » témoigne d’un ancien repère de passage.
Qu’il s’agisse d’une ancienne entrée de chemin ou d’un nom local transmis par la mémoire des habitants, ce lieu rappelle l’organisation ancienne du territoire, où chaque porte, chaque croix et chaque chemin guidaient le voyageur à travers le bourg et ses environs.
Un patrimoine urbain méconnu : les plaques de cocher
Des bornes routières aux plaques dites « de cocher », jusqu’à nos actuelles plaques directionnelles,

Villeneuve la Guyard conserve un ensemble de petit matériel urbain qui témoigne de l’évolution des modes de signalisation routière aux XIXe et XXe siècles. Les plaques de rue, qui elles aussi ont changé au fil du temps font, au même titre, partie de ce petit patrimoine urbain qu’il est intéressant de découvrir et de sauvegarder. Panneau se situant Rue Meurant.
Ces anciennes bornes, encore visibles dans la commune, témoignent du passé routier et administratif du territoire.
Elles indiquaient autrefois le nom de la commune, la direction de Paris ainsi que la distance kilométrique la séparant d’un autre repère de nivellement.
Véritables marqueurs du paysage d’autrefois, elles rappellent le rôle essentiel des routes et des chemins dans l’orientation des voyageurs et des pèlerins au fil des siècles.
Montée dans la gare du progrès
La gare de Villeneuve-la-Guyard est créée dans le cadre de la construction de la ligne de chemin de fer reliant Paris à Lyon, au milieu du XIXᵉ siècle. Elle est édifiée par l’État lors des travaux du tronçon entre Montereau et Tonnerre, puis mise en service le 12 août 1849 avec l’ouverture de la section Paris–Tonnerre.
En 1852, après avoir assuré la réalisation des travaux, l’État rétrocède la ligne à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon. La gare apparaît alors comme une étape importante de la ligne, située entre Montereau et Pont-sur-Yonne, à environ 90 km de Paris et 425 km de Lyon. À cette époque, la commune compte environ 1 900 habitants, et la station est déjà représentée dans les guides de voyage comme un point notable du parcours.
En 1857, la gare passe sous le contrôle de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM), lors de la fusion et de la réorganisation du réseau ferroviaire. Elle s’inscrit alors durablement dans le développement des transports modernes, contribuant à l’ouverture et à la croissance économique de la région.
Bichain : le petit hameau où Debussy a composé La Mer… sans voir l’océan
À l’été 1901, le compositeur Claude Debussy s’installe pour la première fois à Villeneuve-la-Guyard, dans le petit hameau de Bichain. Il y séjourne environ un mois avec son épouse Lilly, accueilli par la famille de cette dernière. À l’époque, le lieu est encore une campagne isolée, à la frontière de la Bourgogne et de l’Île-de-France, offrant un cadre calme et retiré.

Ce séjour répond à un double objectif : permettre à Lilly de se reposer, sa santé étant fragile, et offrir à Debussy un environnement propice à la création. Le compositeur y trouve en effet la tranquillité nécessaire pour poursuivre et achever la partition orchestrale de son opéra Pelléas et Mélisande, l’une de ses œuvres majeures.

Grâce aux lettres, aux partitions rédigées sur place, à quelques photographies et aux témoignages d’habitants du village, il est possible de reconstituer avec précision ce séjour, ainsi que ceux qui suivront en 1902 et 1903. Ces retours réguliers à Bichain correspondent à une période particulièrement féconde de sa carrière, durant laquelle il compose notamment Les Estampes et surtout La Mer, œuvre emblématique de son langage musical.
Ainsi, la maison de Bichain reste associée à une étape importante de la vie de Debussy, à la fois refuge personnel et lieu de création, où se sont élaborées certaines de ses pages les plus célèbres. Cette demeure est ouverte à la visite.
Une équipe de passionnés s’est employée à obtenir la réhabilitation de cette maison, afin d’en faire un musée et un centre d’animations artistiques qui a été inauguré le 7 mars 2026.
Vous y trouverez exposés témoignages, photographies, tableaux et partitions retraçant l’histoire du couple dans le hameau et l’influence qu’eurent ces séjours sur la vie et la musique de Claude Debussy.
Le musée est désormais ouvert tous les dimanches de 15 à 18h Projection à 16h du film « Claude Debussy, 3 étés à Bichain »
Tarif : 6€ * Visite sur Rendez-vous au 06.24.04.04.40 28 route de Montereau à Villeneuve la Guyard (89340) * gratuit pour les moins de 18 ans, les demandeurs d’emploi, les personnes handicapées
Le film « Claude Debussy, trois étés à Bichain » réalisé par Christophe Monier et écrit par Marie-Jeanne Baeli y est projeté chaque dimanche à 16h. Il est d’une durée de 52 mn (version raccourcie de 20 mn sur demande).




