Villenavotte
Informations pèlerins


Hébergements proches :
Accueil pèlerins – MATIVET Jacques : 7 rue de Paroy Nailly PVF – Vient chercher
Accueil pèlerins – LORNE Marthe et René : Ferme de Branchette à Saint-Denis-lès-Sens (9 km) – 4 places – Repas et petit-déjeuner possibles – 03.86.64.63.02 ou 06.75.68.20.59 – marthe.lorne89@gmail.com – Tarif : LPF** – Vient chercher à Courtois ou Pont-sur-Yonne
Informations pratiques

Boulangerie :
Marie Blachère à Saint-Denis : 2 Bis rue des Wagons – ZA Sainte-Colombe à Saint-Denis-lès-Sens (4,5 km) – Ouvert du lundi au samedi : 7h-20h – 03.86.64.51.14
Pharmacies :
Pharmacie Florence Truchot : 17 Bis rue de la Gare à Pont-sur-Yonne (6 km) – Ouvert du mardi au samedi : 9h-12h, 14h-19h – 03.86.67.19.00
Supermarché :
Restaurant :
Pizza du Vieux Pont : 27 avenue du Général Leclerc (6 km) – Mardi au samedi: 11h-14h et 18h-22h – Dimanche : 11h-14h et 18h-21h – 03.86.67.25.85
Gare SNCF :
Gare de Pont-sur-Yonne : 23 rue de Bourdeau (6 km)
Histoire et patrimoine
Un coin tranquille depuis la Préhistoire
Le site de Villenavotte présente des traces d’occupations notamment néolithiques, sous forme d’outillage de pierre varié (pointes de flèche, grattoirs, percuteurs et nucléus). Ces découvertes témoignent d’une fréquentation très ancienne et continue du site, depuis la Préhistoire jusqu’aux périodes historiques.
Le village occupe une position ancienne et stratégique, marquée dès la protohistoire par l’existence de chemins gaulois adaptés aux besoins locaux faits de pierres irrégulièrement disposées et prélevées localement. L’un de ces itinéraires, qui doublait la voie reliant Sens à Paris, passait par le vallon de Saint-Martin-du-Tertre, Courtois, Villenavotte et Villeperrot.
À l’époque romaine, l’occupation du secteur est bien attestée, notamment à l’Ouest de Villenavotte, en bordure de l’Yonne et de la grande voie antique. On y a mis au jour les vestiges d’une demeure relativement importante, comme en témoignent des fragments de marbre blanc. Les dragages dans le lit de la rivière ont également révélé de nombreux matériaux de construction et du mortier romain, confirmant la présence d’un habitat structuré dès l’Antiquité.
Le paysage est caractérisé par un relief de coteaux crayeux, souvent recouverts de terres rouges à silex, ainsi que par de petites carrières de craie disséminées sur le territoire. Dans ce contexte, une tuilerie s’est installée en bordure de vallée, du côté de Courtois, utilisant l’argile prélevée au Marchais, réputée pour la qualité de ses productions.
La paroisse de Villenavotte est située à l’intérieur des terres et relativement isolée, séparée de la grande route de Lyon par la rivière de l’Yonne. Cette situation géographique limite son accessibilité.
Le village a connu différentes appellations au cours de son histoire : Villanovella, Villanoveta, Villenovaute, avant de prendre la forme actuelle de Villenavotte en 1789. Les anciens pouillés du diocèse mentionnent l’église sous le vocable de Notre-Dame (Beata Maria de Villanocella). Toutefois, les habitants de Villenavotte ont toujours particulièrement honoré Saint-Genou, célébré le 20 juin, identifié comme évêque de Cahors et martyr, considéré comme le saint patron principal de la paroisse.
L’église Notre-Dame : solide, la plupart du temps
La terre de Villenavotte fut initialement donnée à l’abbaye de Sainte-Colombe de Sens, avant de relever de l’archevêché et de la baronnie de Nailly jusqu’à la Révolution. La paroisse, dans son organisation moderne, est créée en 1791.
L’église du village est en réalité placée sous le vocable de Notre-Dame, même si le culte local a aussi longtemps mis en avant Saint-Genou comme protecteur principal. Cet édifice d’origine romane conserve une architecture simple et caractéristique : une nef unique se terminant par un chevet en cul-de-four. Malgré les dégradations et les remaniements successifs, plusieurs éléments anciens subsistent et témoignent de son histoire.
On y trouve notamment une pierre baptismale datant de la Renaissance, un bénitier en pierre muni de quatre poignées d’angle, ainsi que plusieurs statues anciennes, dont une représentation de Saint-Éloi en pierre et deux statues en bois figurant Saint-Vincent et Saint-Genou.
L’église conserve également l’importante pierre tombale datée de 1568 de Jehan de Chacerat, seigneur local issu d’une ancienne famille Sénonaise. Cette dalle funéraire, autrefois placée sous l’autel, se trouve désormais contre le mur gauche du chœur. L’inscription rappelle la mémoire du défunt, représenté en armure, les mains jointes en prière, les pieds et la tête reposant sur des coussins, symbole classique de la noblesse de la Renaissance.
Le 7 Juin 1680, l’église connaît un épisode tragique : un effondrement soudain de l’édifice provoque la mort de neuf personnes. Les causes exactes ne sont pas clairement établies, mais une tempête violente ou une tornade est évoquée. Les victimes auraient probablement cherché refuge dans l’église, soit pour se protéger des intempéries, soit dans l’espoir d’une protection divine.
L’église Notre-Dame est ensuite reconstruite en 1685, rétablissant le lieu de culte au cœur de la communauté. En mémoire des victimes de 1680, une plaque commémorative est installée lors de la restauration extérieure réalisée en 2013, rappelant ce drame ancien et ancrant durablement cet épisode dans la mémoire locale.
