Courtois

Informations pèlerins

Hébergements proches :

Accueil pèlerins – BOULARD Jean-Luc : 21 rue des Capucins à Sens (4 km) – 2 places – Repas et petit-déjeuner possibles – 03.86.95.44.37 ou 06.87.28.72.50 – boulard.jl@wanadoo.fr – Tarif : LPF**

Accueil pèlerins – Famille missionnaire de Notre-Dame : 105 rue Victor Guichard à Sens (4 km) – Places selon disponibilité – Repas et petit-déjeuner possibles – 09.72.65.33.63 ou 03.86.95.35.09 – sens@fmnd.org – Tarif : LPF**

Accueil pèlerins – LORNE Marthe et René : Ferme de Branchette à Saint-Denis-lès-Sens (6,5 km) – 4 places – Repas et petit-déjeuner possibles – 03.86.64.63.02 ou 06.75.68.20.59 – marthe.lorne89@gmail.com – Tarif : LPF** – Vient chercher à Courtois ou Pont-sur-Yonne

Informations pratiques

Boulangerie :

Marie Blachère à Saint-Denis : 2 Bis rue des Wagons – ZA Sainte-Colombe à Saint-Denis-lès-Sens (5 km) – Ouvert du lundi au samedi : 7h-20h – 03.86.64.51.14

Épiceries / Supermarchés :

Épicerie du Marché vrac et bio : 8 rue Plat d’Étain Sens (5 km) – Lundi, mercredi au vendredi : 9h-12h15, 14h-19h – Samedi : 9h30-13h et 14h30-19h – 09.51.24.71.09
Carrefour City : 5 rue Voltaire Sens (5 km) – Lundi au samedi : 7h-21h45 – Dimanche : 8h30-12h45 – 03.86.64.96.84

Pharmacie :

Pharmacie Florence Truchot : 17 Bis rue Gare à Pont-sur-Yonne (8 km) – Ouvert du mardi au samedi : 9h-12h, 14h-19h – 03.86.67.19.00

Restaurant :

Le Martin Bel Air : 3 rue Émile Loubet à Saint-Martin-du-Tertre (2,5 km) Mercredi : 9h30-14h et 19h-21h – Jeudi et vendredi : 9h30-14h et 19h-21h15 – Samedi : 9h30-14h et 19h-21h30 – 03.86.66.47.95

Gare SNCF :

Gare de Sens : Place François Mitterand (4 km)

Histoire et patrimoine

Rescapé du Moyen Âge

Courtois-sur-Yonne possède une histoire ancienne étroitement liée aux puissances ecclésiastiques et aux grands événements qui ont marqué la région du Sénonais.

Le site de Courtois-sur-Yonne, situé route de Nailly, révèle une occupation humaine longue et complexe s’étendant du Néolithique final jusqu’à l’Age du fer.

Les premières traces d’occupation remontent au Néolithique final, attestées par la découverte d’une sépulture à inhumation ainsi que de quelques indices matériels dispersés. L’âge du Bronze final constitue ensuite une phase particulièrement riche, caractérisée par de nombreuses structures, notamment des fosses d’extraction parfois réutilisées comme dépotoirs. L’abondance de mobilier dans ces contextes suggère fortement la présence d’un habitat à proximité immédiate du site.

Après une période de relatif abandon au début de l’âge du Fer, l’occupation sur Courtois reprend rapidement. Cette phase se distingue par l’installation de structures de stockage, notamment des silos à grains de formes variées, dont un ensemble remarquable composé d’une dizaine de silos de grande capacité. Les vestiges retrouvés dans certains de ces aménagements confirment à nouveau l’existence d’un habitat proche, voire directement implanté sur le site.

Lors de l’aménagement du barreau autoroutier, à la limite de Courtois-sur-Yonne et de Nailly, les fouilles archéologiques ont révélé la présence des vestiges d’une villa gallo-romaine datée des Ier et IIe siècles, attestant d’une occupation très ancienne du territoire.

Dès le haut Moyen Âge, un oratoire aurait probablement existé sur le territoire dès le VIIe siècle, témoignant d’une première organisation religieuse du site. Par la suite, la commune est intégrée à la baronnie de Nailly, elle-même placée sous l’autorité de l’archevêque de Sens à partir de 1055, confirmant l’importance du contrôle ecclésiastique dans la structuration du territoire.

Au XIIIe siècle, Courtois-sur-Yonne passe directement sous la dépendance de l’archevêque de Sens, qui en fait don au chapitre de la Cathédrale. En 1471, la seigneurie est confiée à l’abbaye de Sainte-Colombe de Sens, qui en conserve la gestion jusqu’à la Révolution française.

L’histoire du village est également marquée par les grandes crises qui touchent la région. Lors de la peste noire, la population est fortement décimée, voire presque totalement disparue. Plus tard, durant les guerres de Religion, particulièrement violentes dans le Sénonais en raison des tensions entre catholiques et protestants, le village subit des destructions importantes.

Arrosez un bâton mort, miracle garanti

L’église Saint-Arthème de Courtois-sur-Yonne est placée sous le patronage de Saint Arthème, archevêque de Sens à la fin du VIe siècle et patron de la commune. Vénéré très tôt après sa mort en 609, il est notamment associé à la célèbre légende de Baldus, futur Saint Bond.

La légende de Saint Bond, également connu sous les noms de Baud ou Bald, en fait l’un des saints les plus célèbres du territoire sénonais.

Originaire des environs de Sens au VIe siècle, Baldus, pèlerin espagnol, mène une vie en Espagne avec son épouse ; L’histoire prend un tournant tragique lorsque ses parents, informés de son existence par des pèlerins de retour de Saint-Jacques-de-Compostelle, viennent le retrouver. Accueillis par son épouse, ils sont ensuite victimes d’un malentendu dramatique : de retour chez lui, Bond les tue involontairement, les ayant pris pour des intrus.

Pris de remords, il entame alors un long pèlerinage de pénitence qui le conduit successivement à Jérusalem, puis à Rome et enfin à Sens. C’est là qu’il rencontre l’évêque Saint Arthème, qui lui impose une épreuve destinée à obtenir son pardon divin.

Pourquoi Saint Bond arrosait-il un bâton ?

Après la mort de ses parents, Baldus serait venu se repentir à Sens. Il aurait imploré le pardon de Saint Arthème, qui lui aurait imposé une pénitence : planter un bâton de bois mort sur une colline dominant l’Yonne et l’arroser et l’arroser quotidiennement avec l’eau de l’Yonne jusqu’à ce qu’il refleurisse.

Après sept années de solitude, d’ascèse et de persévérance, le miracle se produit : le bois mort refleurit, signe de son pardon, marquant la rédemption de Baldus, devenu plus tard Saint Bond.

Cette scène est aujourd’hui représentée dans un vitrail de l’église, réalisé à la fin du XXe siècle par le dessinateur Jean Rouif et les maîtres verriers Defert et Gilhodez.

Selon la tradition, cet arbre miraculeux aurait même servi plus tard de charpente à une église érigée sur le site, faisant de la légende de saint Bond un récit fondateur mêlant pénitence, miracle et ancrage spirituel dans le paysage sénonais.

L’histoire de l’église est également marquée par les troubles des guerres de Religion.

En 1567, le village de Courtois est mis à sac par des troupes mercenaires allemandes, dans un contexte de tensions liées à la proximité des terres du puissant prince de Condé, chef protestant. Ces violences entraînent la destruction partielle du prieuré et de l’église.

Malgré ces destructions, certains vestiges de vitraux du XVIe siècle ont été préservés. Ils illustrent notamment des scènes liées à Saint Hubert, patron des chasseurs, ainsi qu’un Saint Christophe portant l’Enfant Jésus, reflet de la piété populaire locale. Cette dernière iconographie rappelle également le rôle ancien des passeurs qui faisaient traverser l’Yonne à cet endroit jusqu’au XIXe siècle.