Villeblevin

  • Informations pèlerins

Contacts pour visite de l’église :

Monsieur Jean-Claude Seguin : 06.74.06.69.62

Monsieur Rémi Pouey : 06.70.42.34.03

Hébergements proches :

Accueil pèlerins – DEFONTAINE Anne : 5 rue du Clos Terreau à Chaumont (1,5 km) – 3 places – Repas et petit-déjeuner possibles (en LPF**) – 06.87.55.56.89 – annedftn@gmail.com – Tarif : 20 €

  • Informations pratiques

Boulangerie :

Aux douceurs du village : 60 Grande rue – Mardi au samedi : 6h30-12h30, 16h-19h – Dimanche : 6h30-12h30 – 03.86.86.82.72

Épiceries :

Panier Sympa : 28 Grande rue à Villeneuve-la-Guyard (3 km) –  Mardi : 8h-13h – Mercredi au vendredi, et le dimanche : 8h-13h et 15h-20h – 03.86.66.44.02

Le Relais : 6 rue du Centre à Champigny (5 km) –  Mardi au samedi : 10h-12h30 et 14h-20h – Dimanche : 14h-20h – 06.28.23.71.41

Pharmacies :

Pharmacie du Centre : 22 Grande rue à Villeneuve-la-Guyard (3 km) –  Lundi au vendredi : 9h-12h30,14h-19h15 – Samedi : 9h-12h30, 14h-18h – 03.86.66.42.53

Pharmacie Venard-Legrand : 4 avenue du château à Champigny (5 km) – Lundi : 14h-19h15 – Mardi à vendredi : 9h-12h15, 14h-19h15 – Samedi : 9h-12h15, 14h-18h – 03.86.66.20.30

Restaurant :

L’Escale 87 : 231 Lieu Dit Le Petit Villeblevin – D606 – Mercredi, jeudi et dimanche : 12h-14h – Vendredi et samedi : 12h-14h et 19h-23h – 03.86.66.42.56 ou 07.65.82.61.78

Gares SNCF :

Gare de Villeneuve-la-Guyard : 89 Avenue de la Gare (3 km)

Gare de Champigny-sur-Yonne : Rue de la Gare (4,5 km)
  • Histoire et patrimoine

Villeblevin : petite commune, grandes familles

Le village de Villeblevin, mentionné dès le IXᵉ siècle sous le nom de Villapopoiina, possède une histoire ancienne marquée par de nombreux changements de seigneuries et d’institutions religieuses. Au Moyen-Âge, plusieurs établissements ecclésiastiques y détiennent des droits, notamment l’abbaye de la Pommeraye au XIIᵉ siècle, le prieuré de Vieupou au XIIIᵉ siècle, puis le chapitre de Sens au XVe siècle.

Sur le plan seigneurial, la terre relève au XVIᵉ siècle de la baronnie de Bray, et la justice locale est alors étroitement liée à celle de Saint-Agnan. Le domaine passe entre plusieurs mains nobles, dont celles de la famille des Barres, importante lignée régionale possédant de vastes terres en Seine-et-Marne et au-delà.

Un ancien château appartenant aux Barres s’élevait autrefois à Villeblevin. Il était caractéristique des résidences seigneuriales médiévales, avec ses tourelles, ses créneaux, ses fossés et son pont-levis. Aujourd’hui, il n’en subsiste aucune trace visible.

Au fil des siècles, la seigneurie change plusieurs fois de propriétaires : Jean des Marquets en 1555, puis Jacques de Crèvecœur et sa famille. Vers 1682, elle est acquise par François de Vieux-Maisons, et conservée par ses descendants jusqu’à la Révolution. À la fin du XVIIIᵉ siècle, le nom de la famille évolue légèrement en Vieil-Maison, avant que le domaine ne soit transmis, après 1791, à des héritiers collatéraux.

Ainsi, l’histoire de Villeblevin reflète les évolutions classiques des petites seigneuries rurales, entre pouvoir féodal, influences religieuses et recompositions familiales jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.

Une église imposante et un curé qui voulait que ça se sache

Située au bout de la longue rue principale du village, l’église de Villeblevin domine encore aujourd’hui son ancien cimetière, aux allées soigneusement entretenues.

À proximité du portail et d’un contrefort du clocher, une inscription datée de 1586 rappelle l’intervention du curé Jehan Rognon, qui fit poser une pierre commémorative :

« L’AN DE GRÂCE DE NOTRE SEIGNEUR, AUX CHRÉTIENS SALUT ET HONNEUR, CETTE PIERRE A ÉTÉ ASSISE PAR MOI CURÉ DE CETTE ÉGLISE,…NE DOUBTE MON NOM, …Me JEHAN ROGNON, LE 18e JUING 1586. »

Dédiée à Saint-Médard et Saint-Michel, l’église présente un aspect extérieur massif, renforcé par de puissants contreforts et une haute tour carrée datant du XVIᵉ siècle. Elle conserve plusieurs portails, notamment du XVIIIᵉ siècle, ainsi qu’un clocher surmonté d’un campanile.

À l’intérieur, la structure reste tout aussi imposante : la nef et les bas-côtés sont soutenus par d’énormes piliers carrés, et des arcades ogivales du XVIᵉ siècle rythment l’espace. L’église présente une organisation à triple nef, mêlant héritages gothiques et apports plus tardifs, avec des pilastres d’ordre toscan. La chaire, datée du XVIIIᵉ siècle, s’intègre à cet ensemble liturgique.

L’histoire du bâtiment est ancienne, puisqu’elle remonte au XIᵉ siècle, entre 1080 et 1120 environ. Le premier prêtre connu, Estienne, est mentionné dans un acte de 1130, attestant de l’ancienneté de la paroisse.

Au XVIIᵉ siècle, l’édifice fait l’objet de restaurations importantes sous l’impulsion de Claude de Lalanne, chanoine de Saint-Victor de Paris, qui fit graver une inscription aujourd’hui disparue, mais autrefois lisible :

« HAS OEDES TEMPORIS INJURIIS PENEDIRUTAS RESTITUIT ; ET DOMUM TOPARCHALEM DE VILLEBLEVIN A FUNDAMENTIS EXTRUXIT ; CLAUDIUS DE LALANNE, SAC. CAN. STI. VICTORIS PARISI, PRIOR DE MONTE BEONIS POST MAGNUS PRIOR, VICARIUS DICTI STI VICTORIS, AB ANNO 1642, AD ANNUM M.. QUI DEVIXIT. »

Ce texte rappelle la restauration de l’église et la reconstruction de la maison paroissiale de Villeblevin « a fundamentis », c’est-à-dire depuis ses fondations, après les dégradations du temps.

Enfin, l’église abrite depuis 1887 un orgue construit par Aristide Cavaillé-Coll, qui ajoute une dimension musicale remarquable à l’édifice. Ainsi, entre inscriptions anciennes, héritage médiéval et apports modernes, l’église de Villeblevin témoigne d’une longue continuité religieuse et patrimoniale.